L'internet est l’outil sur lequel repose la majeure partie de nos activités aujourd’hui, de l’agriculture à l’éducation ou à la science progressive, de la vie privée à la vie professionnelle, des affaires publiques aux affaires privées.

Nous sommes déjà plus de quatre milliards d’internautes au niveau mondial. Nous savons aussi que les prochains internautes viendront du monde émergent notamment de l’Afrique. Le nouveau internet qui pointe à l’horizon semble bien complexe avec l’avènement des nouveaux gTLDs, des noms de domaines internationalisés et la migration des adresses IPV4 vers IPV6 ; en témoigne l’internet des objets, l’informatique dans les nuages ou l’informatique dématérialisée, la virtualisation des services, l’e-gouvernement et autre e-participation, l’e-commerce, l’e-monde, etc.

Avec l’internationalisation de l’ICANN (la société d’attribution des ressources critiques d’internet, chargée de la coordination technique du réseau mondial internet), la diversité de l’écosystème internet, le besoin crucial d’une gouvernance à tous les niveaux et qui engage toutes les parties prenantes est devenu un impératif.

Aussi, depuis les révélations de Edward SNOWDEN qui ont ébranlé la communauté d’Internet,  la  National Telecommunications and Information Administration (NTIA) du Gouvernement Américain a demandé à L’Internet Corporation for Assigned names and numbers (ICANN) qui fonctionne présentement sur la base d’un contrat avec le gouvernement américain, de convoquer tous les acteurs intervenants dans  la gouvernance de l’Internet  afin de lui soumettre une proposition pour la gestion  de la  transition de son rôle dans la supervision des fonctions de l’IANA.  Plusieurs acteurs se sont saisis du problème et le processus suit son cours.  

Eu égard à ce qui précède, aucun État et gouvernement ne saurait rester en marge de la maîtrise technologique et de la gouvernance du réseau mondial qui se veut inclusive, ouverte et participative.

Aussi, le rapport du Boston Consulting Group, qui est le fruit d’une étude commanditée par ICANN montre le lien étroit entre le niveau de développement général d’un pays et son degré de développement de son économie numérique. Il s’impose donc aux pays africains engagé dans le processus pour l’émergence de leur nation,  de développer des stratégies offensives pour la création des conditions et d’un environnement favorable au développement de leur économie numérique. 

Le projet de formation de formateur  se veut donc un cadre propice d'apprentissage, de partage de connaissances et de vision afin d’améliorer d’une part la participation des pays africains francophones dans le processus de la gouvernance de l'internet et des systèmes d’information et d’autre part aider les décideurs dans la formulation des politiques novateurs de développement durable.

Il s'agira d'une véritable formation de formateurs de l’Afrique francophone regroupant aussi bien des décideurs intervenant dans la  formulation des politiques en matière de développement de l’économie numérique que de techniciens du domaine.  Ces techniciens seront appelés à répéter la formation dans leur pays d'origine. L'objectif final étant de créer une masse critique d'experts très avertis des questions de gouvernance de l'Internet et des autres systèmes d’information. C'est à ce prix que l'Afrique francophone tirera profit de ces technologies et saura améliorer sa participation dans les réunions où se discutent l’avenir du réseau mondial.

 

                      

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